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Gras et ingrat sont deux frère qui habitaient dans un village très pauvre,  gras était gentil, il aimait aider les gens, il savait être reconnaissant,  ingrat quant à lui,  était tout à fait le contraire,  il était impoli,  il n'aimait pas aider les autres et oubliait très vite le bien que les autres lui faisaient.  Ils sortirent un jour en quête de nouveaux pâturage,  ils passèrent par la propriété du gouverneur, ses terres étaient couverts d'une luxuriante verdure à perte de vue. 

Ingrat dis : « tu as vu ça !,  et nous qui ne trouvons même pas un mètre carré de verdure pour nourrir nos pauvres bêtes ». 

« Oui j'ai vu mon frère,  mais il est le gouverneur,  et il est riche,  contentons-nous de ce que nous avons et remercions dieu pour sa miséricorde,  on est mieux que beaucoup d'autre pauvre gens.  Allez, vient on continu notre chemin ».

Sur la route ils rencontrèrent un vieux monsieur assis à l'ombre d'un arbre,  gras lui dit « Bonjour vous avez besoin d'aide ? », 

Le vieux répondit « Oui mon fils,  j’ai besoin d'aide, ».

Ingrat repris « Allez, viens mon frère,  on ne va pas perdre notre temps avec ce vieux mendions », 

« Attends s’il te plait,  tu ne vois pas qu’il est fatigué,  si tu ne veux pas aider vas-y, continue ta route,   je te rejoindrais au village prochain ». Lui chuchota-t-il.

« Alors dites-moi que puis-je pour vous aider ».

« Avant de m’aider je t'invite à déjeuner,  j'ai du mal à manger seul »,  dit le vieux, 

« Quoi ?,  du manger,  j’ai bien entendu ? »,  dit ingrat. 

« Oui mon fils,  viens toi aussi,  il y en a pour tout le monde », 

« Oh merci vieux c’est très gentil ».

« Tu n’avais pas dit que tu voulais pas perdre du temps? » le rappela gras.

«  Quelle  Perte de temps mon frère, allez viens je meurs de faim ».

Ils prirent place avec le vieux à l’ombre.  Ils mangèrent à leur faim.  Apres avoir terminé, ingrat se leva faisant mine de partir,  « attends » dit gras,  on doit aider le monsieur,  « excuse-moi,  je n’ai promis à personne que je vais l’aider », 

« Mais il t-a offert à manger, alors que tu mourrais de faim! »

«  Et alors,  s'il m’offre à manger je dois lui en devenir esclave ? et puis j’ai pas demander à ce q il m'offre quoique ce soit ». 

« Tu me fais honte tu sais ».  Dit gras outragé par le comportement de son frère « Alors monsieur,  dite moi que puis-je faire pour vous aider »,  demanda-t-il. 

« Mon fils, les moutons se sont éparpillés dans la vallée, et je suis très vieux pour les regrouper si tu peux les ramener », 

« Bien sur monsieur,  je vous suis reconnaissant pour votre hospitalité,  je vais vous les chercher ». 

« Tu es fou gras,  ça va te prendre des heures pour les trouver tous. Moi je ne t’attendrais pas »

« ok, continu ton chemin,  je te rejoindrais après », 

« Comme tu veux »,  dit ingrat qui s’empressa de partir sans dire merci au vieux monsieur pour le copieux déjeuner, 

Gras ramassa le troupeau de moutons et aida le vieux monsieur à les raccompagner jusqu’ au bercail, « merci mon fils,  dieu te le rendra bien » dit le vieux,

« De rien monsieur,  vous ave été très gentil avec moi et mon frère,  je vous devais bien ça ».  Il continua sa route pour rejoindre son frère. 

En ville, une vieille femme s’affairait à acheter des tissus,  un coupon tomba par terre,  et gras couru pour l'aider,  « merci mon fils »,  dit la vieille femme,  « de rien mère »,  « allez vient gras,  ne nous fait pas retarder plus »,  « mon fils » appela la femme,  « peux-tu m’aider à porter ces coupons? » ,

« Vous allez ou? »

« Je vais a la ferme à l’entrée du village j’y habite avec mon mari »,

« Le vieux monsieur c’est votre mari ? Je le connais, je vais vous y accompagner »

« Gras ! Tu fais quoi ?,  on est en retard ».

« Attends ingrat,  c’est la femme du vieux qui nous a invité à déjeuner on doit l’aider », 

« Oh toi et ta gratitude !,  on va les prendre sur nos épaules parce qu’il nous a donné un peu de pain ? »,

«  Ce n’est pas vrai ingrat, on avait mangé tout ce qu’il avait ».

«  Ecoutes,  moi je n’ai rien demandé et je n’ai rien mangé,  la preuve mon ventre rogne déjà tellement j’ai faim ».  

« Venez madame, donnez-moi vos coupons,  ingrats on se retrouve tout à l’heure,  sur le chemin », 

« Pourquoi tous ces coupons de tissu, vous êtes couturière ? »

«  Oui » fit la vieille femme,  « je suis la seule couturière du village ». Ils arrivèrent chez le vieux monsieur,  il déposa les coupons et pris congé des deux vieux.  « Restes diner » invita le mari. « Je ne peux pas mon frère m’attend, à bientôt peut être ». 

Il rejoignit son frère, ce dernier avait déjà mangé et s’était endormie ne laissant que quelque bout de pain sec. Gras les grignota avec de l’eau et s endormi a son tour, 

Le lendemain, ils marchèrent beaucoup sans rien trouver,  une semaine après, ils étaient de retour,  ils trouvère la vieille femme au village,  « regarde Gras c’est la couturière, je vais la saluer ». Gras s’étonna du comportement de son frère,  il le suivi pour la saluer aussi,  mais ingrat arriva en premier,  « bonjour mère tu te rappel de moi? » ;  

« Non mon fils », 

« Mon frère t’as aidé à porter les coupons chez toi en début de semaine », 

« Ah oui c’est vrai, je me rappel maintenant » ; 

«  Alors je veux un coupons en cadeau en guise du service que mon frère t avait rendu », 

étonnée de sa demande, la dame dit,  « ils ne sont pas à moi mon fils », 

« Mon frère et moi avons perdu beaucoup de temps avec vous et avec votre mari, on a droit à compensation »,

La femme triste,  tendit un coupon à ingrat,  au moment où gras arrivait vers eux.

« Regarde gras,  la gentille dame t’a remercié de l’avoir aidé l’autre jour, elle nous offre ce coupon, on le vendra et on récupèrera l’argent et le temps perdu ».

« Non on peut pas faire ça »

« Quoi on ne peut pas,  merci madame et au revoir » s’empressa ingrat de dire, « si tu ne veux pas de ce coupon je le vendrais et je prendrais tout l’argent ».

Humilié par ce geste gras répliqua « écoute je ne suis pas d’accord,  je veux que tu rendes ce coupon tout de suite à la dame ».

«Non »  dit ingrat, et s’en va vendre le coupon. Sur le chemin du retour,  gras essaya de changer d’itinéraire pour ne pas rencontrer le vieux berger,  il avait honte de ce que ingrat avait  fait. Mais le vieux l’aperçut et l’appela. « Bonjour mon fils »,  « bonjour monsieur » répondit gras sans oser lever les yeux vers le vieux monsieur

« Tu es seul ? Ou est ton frère ? »

« Il est resté en ville pour affaire, moi je le devance vers la maison »

« Vous avez trouvé des lieux pour pâturages ? »

« Non monsieur, tout est mort de ce côté, on ira prospecter le côté ouest de la vallée, peut être que dieu nous guidera vers de bonnes terres » termina-t-il

« Ne vous découragez pas mon fils, venez chez moi, on va manger, et vous pourrez attendre votre frère le temps qu’il termine ses affaires au village »

« Merci monsieur, en attendant mon frère, je pourrais vous faire quelque travaux, je vois que votre clôture est entrain de céder »

En ce temps-là, ingrat fit sa transaction, ne connaissant pas les prix du marché, il vendit le coupon à un prix dérisoire. Il était heureux des quelques centimes qu’il avait gagné indûment, il rentra sur les pas de son frère, et s’arrêta à la ferme du vieil homme

« Mon frère tu es là ! »

« Tu es enfin arrivé, on continu notre chemin donc, au revoir gentil monsieur et merci encore une fois pour votre hospitalité» dis gras

Apres quelque mètres de marche Ingrat dit « attend moi gras, j’ai fait tomber ma bourse, je reviens voir ou j’ai pu l’égaré, reste ici, je ne vais pas tarder »,

Ne se doutant de rien, gras continua sa marche à petit pas, laissant le temps a son frère d’aller chercher sa bourse et revenir, quant à ingrat, il retourna chez le vieux couple,  « monsieur » appela t’il

« Oui mon fils, vous avez oublié quelque chose ? »

« On a oublié de prendre les honoraires de mon frère, il vous a ramassé le troupeau et vous a réparé la clôture, et moi j’ai perdu beaucoup de temps à l’attendre »

« Le vieux monsieur dit, « ou est votre frère pour que je le récompense ? »

« Mon frère est timide, il n’a pas osé vous demander ses honoraires et il m’a envoyé pour les lui chercher »

« Ah, je comprends, tenez, donnez-lui son dû, et cette bourse, elle est pour vous, pour avoir perdu du temps à l’attendre »

« Merci monsieur, au revoir »

Ingrat, heureux de son intelligence, rejoignit son frère qui lui demanda, « alors tu as trouvé ta bourse ? »

« Non mon frère, je crois que je l’ai perdu au village, et on est trop loin maintenant pour la chercher, laisse tomber, on rentre »

Quand ils sont arrivés à leurs village, leur père les interpella, « mes fils, dieu soit loué, vous êtes enfin arrivés »

« Qu’est-ce qu’il y’a père » s’inquiéta gras

« Nos moutons, ils sont tous morts de faim »

« Quoi ! Père tu ne pouvais pas faire attention avec les maigres rations qu’on avait ?, c’est de ta faute si nos moutons sont tous morts » gronda ingrat

« Ne t’inquiètes pas père, que la volonté de dieu soit faite, on trouvera une solution »

« Quelle solution tu vas trouver ? De toute façon, moi je pars, je ne resterais pas avec vous pour mourir de faim » termina ingrat qui tourna les talons laissant ses tristes parent avec son frère gras, « heureusement j’ai pu avoir quelques argents pour acheter des moutons et refaire ma propre ferme » pensa ingrat

« Qu’allons-nous faire mon fils, on a plus rien, ni moutons, ni argent »

« Ne t’inquiètes pas père, je vais chez le gouverneur, chercher du travail, tout ira bien »

Le lendemain, gras mis sa plus belle tenue et partie chez le gouverneur

« Tu veux quoi ? dit le sentinelle

« Je viens vois le gouverneur »

Vu sa tenue propre et aisée, la sentinelle cru avoir affaire à un des notables du village, « entrez s’il vous plait »

Le gouverneur était entouré de ses disciples « bonjour gouverneur »

« Bonjour noble citoyen, qu’elle est votre doléance »

« Je suis venu chercher du travail »

« Comment un noble monsieur comme vous peut-il  prétendre à un travail ? » s’étonna le gouverneur

« Je suis un pauvre citoyen qui a ses parents à sa charge, et qui n’a même pas le prix d’un déjeuner en sa poche »

« Je ne comprends pas, vous avez l’air d’être très distingué ? »

« mon allure n’est que le signe de la considération que je porte  à la personne très distinguée que je viens voir, et que je me dois de respecter »

Flatté par l’éloquence de gras, le gouverneur dit « c’est quoi ton nom citoyen »

« Je m’appelle Gras monsieur »

« Gras !! Ça me dit quelque chose !ah oui j’ai trouvé » dis le gouverneur, « venez avec moi gras »

Gras, ne comprenait pas ce que le gouverneur voulait dire, mais le suivi en silence, pensant que sa requête était retenue et que le gouverneur le conduisit à son lieu de travail

« Entrez s’il vous plait »

Gras entra dans une grande et luxuriante salle, il aperçut au fond, un couple de vieux personne. Humble comme il était, il n’osa pas lever les yeux vers eux par respect,

« Regardez père qui nous rend visite » dit le gouverneur en s’adressant au vieux

« Oh, mon fils, heureux de te revoir, dit le vieux monsieur

Etonné, gras releva les yeux et découvrit que le vieux n’était que le berger qu’il avait aidé a récupérer les moutons et a réparer la clôture

«Vous, monsieur ? »

« Oui mon fils, je suis le père du gouverneur, mais j’aime ma vie de berger, c’est ce que j’étais avant que mon fils devienne gouverneur, c’est une longue histoire !

« Gras », dit le gouverneur, « pour ton amabilité, ton courage, et ta gratitude, je te nomme vice-vizir, j’ai besoin de personne humble et intègre comme toi à mes côtés.

Gras ne croyait pas à ce qui lui arrivait, il les remercia et alla chercher ses parents pour vivre avec lui aux quartiers du gouverneur.

Quant à ingrat, il était parti très loin pour que sa famille ne trouve plus ses traces et ne lui demande pas de partager son maigre butin, bientôt il perdit tous son argent, les deux moutons chétifs qu’il avait acheté étaient morts et il n’avait même pas d’argent pour retourner à son village, il mourut en mendions sur le trottoir de la grande ville, en un piètre soir d’hiver.