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Une brise caressait les plantes, en cette belle matinée de printemps, faisant monter l’odeur fraîche de l’herbe et des multitudes de fleurs sauvages décorant la vaste plaine de vives couleurs et de milles senteurs,  les premiers rayons du soleil commençaient à  illuminer la brousse en frayant leurs chemins entre les branches croisées des oliviers , et le gazouillement des oiseaux ajoutait un charme ensorceleur à Settah.

Ce matin-là, Taiza, avait décidé d’aller se ressourcer en cet endroit paradisiaque, avec son ami elkatla, histoire de passer le temps et de revivre les souvenirs de leurs jeunesses.

Sur le chemin, un vieux monsieur l’interpella : « bonjour mon fils »

Ne reconnaissant pas la voix, Taiza s’arrêta pour voir de prêt qui était cette étrange personne  sortie de nulle part de bon matin. « Bonjour, on se connait ? »  demanda Taiza avec curiosité.

« Bien sur mon fils, on se connaît depuis très, très longtemps » répondit le vieil homme en souriant

Hébété de ne s’être pas remémorer son interlocuteur, Taiza dit avec hésitation, « excusez ma mémoire, j’ai du mal à me rappeler qui vous êtes ! »

« Tu vas à settah à ce que je vois ? » rétorqua le vieil homme en ignorant la question de Taiza

« Oui, oui, je vais justement rejoindre mon ami qui devrait m’attendre au sentier menant au settah » dit Taiza.

« Ça vous dérange si je vous accompagne ? » demanda le vieux

« Bien sûr que non monsieur, on profitera du trajet pour me raconter comment vous me connaissez » dit Taiza en plaisantant

Les deux messieurs, arpentaient le sentier menant à settah, quand Taiza s’arrêta un moment.

«  Qu’est-ce qu’il y’a ? » demanda le vieil homme,

« c’est ici que je devais retrouver mon ami, il est en retard comme d'habitude!, on va l’attendre un peu si vous ne voyez pas d’inconvénient »

Le vieil homme marqua une seconde de réflexion puis dit « je vous laisse là mon fils, je dois continuer mon chemin ».

«  Mon ami ne va pas tarder vous savez » expliqua Taiza,

Un sourire bienveillant se dessina sur le visage illuminé du vieil homme qui leva la main en guise de salut et s’empressa de disparaitre entre les arbres.

« Curieux ! » pensa Taiza.

Dix minute plus tard, la silhouette dandinant de son ami apparut au virage, « alors mon ami, c’est à cette heure que tu arrives ? » cria Taiza en réprimant amicalement son ami, lui faisant croire que lui, il était déjà là, depuis des heures !

« Excuse-moi mon ami, je me suis mal réveillé et j’ai eu du mal à sortir de mon lit » s’efforça, elketla d’expliquer, tout essoufflé.

« Ce n’est pas grave, tu es là, c’est l’essentiel » rétorqua Taiza

Les deux amis, agrippé chacun à son bout de rosier, entamèrent leur marche vers settah, tous deux heureux  de retrouver leurs vieilles habitudes.

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Ce sentier les connaissait depuis leur tendre enfance, ils y avaient des souvenirs de leurs jeunesses et toute la vie défilait devant leurs yeux sur le chemin.

« En fait, je ne t’ai pas raconté » dit Taiza

« Quoi ? Y’a déjà du nouveau ? J’étais avec toi toute la journée d'hier jusqu’à minuit et il est 6 heures du matin ! Tu as eu le temps de vivre quelque chose de nouveau ? » Le taquina   elkatla.

« Tout à l’heure sur le chemin, j’ai rencontré un vieil homme, il m’a dit bonjour, il a fait avec moi un bout de chemin jusqu’ici, mais je n’ai pas réussi à savoir qui, il était, il est parti vers settah et moi je me suis arrêté pour t’attendre » expliqua Taiza.

« Ça doit être un des habitants de la région, ils sont matinaux ici » le rassura elketla;

« Peut-être ! » rétorqua Taiza non convaincu de l’avis de son ami.

«  Regarde, il est là, viens on va passer près de lui peut être tu le reconnaitras et tu pourras me dire qui, il est! » proposa Taiza.

« Où je ne le vois pas » demanda elketla.

« Là-bas sous l’olivier, viens, on s’approche »

elketla étonné, galba ses yeux pour  mieux voir. Ne voyant toujours rien, il suivi son ami en silence, hésitant de lui reposer la même question …!

A suivre