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TAIZA, a repris sa vie de routine, chaque matin, il va à son bureau, il y reste jusqu’à dix-sept heure, au retour à la maison, il fait sa prière, regarde la télévision, dine avec ses enfants, puis il s’assit devant son ordinateur, pour s’informer des nouvelles sur les réseaux sociaux et s’endorme très tard. Les week-ends, il les passe chez son amie dans une ville voisine, ou des fois, il joue des matches avec le club du quartier. A soixante ans, Taiza se sentait toujours actif, il était jeune dans son cœur, bien que des fois, son corps avait du mal à suivre le rythme.

Malgré son travail et les soucis quotidiens, Taiza, n’avait pas oublié l’étrange rêve qu’il avait fait lors de la dernière nuit qu’il avait passé chez sa maman au bled. Il se remémora avec précision ce que l’esprit du settah lui avait dit « tu as bien écouté, tu as très bien observé mais tu n’as pas bien sentis », « que dois-je sentir ? » pensa-t-il profondément, « Taiza, arrêtes, tu deviens fou, c’est juste un rêve » se dit –il pour se convainque de ne plus y penser.

Dans deux mois, les grandes vacances allaient arriver, et il s’enthousiasmait déjà sur les actions qu’il allait entreprendre avec les gens du bled pour la préservation de settah et de toute la région.

Quand il pensa à tout ce qui avait été fait déjà et à l’emballement des villageois et à la façon dont ils ont répondu à son appel, il senti une fierté incomparable monter en lui, ce sentiment l’encouragea a informer enfin son amie et ses enfants de ce qu’il projetait faire lors de son retour au bled.

Ses enfants étaient subjugués d’entendre l’histoire de l’esprit de settah avec leur père, leur grand-père et leur grand grand-père.

«  Dis papa, tu penses que nous aussi on pourrait le voir un jour ? » demanda l’ainé de ses fils, « oui mon fils, je le pense, mais par pressentiment, je crois que l’esprit de settah choisira parmi vous celui qui est le plus attaché à cette terre, vu qu’il n’apparait qu’à une seule personne par génération » ;

« De toute façon, moi je n’y crois pas papa, c’est juste une idée que tu as eu pour nous pousser à renforcer nos racines avec ta terre natale » rigola le plus jeune

« non mon fils, tu te trompes, d’abord parce que l’amour de la terre natale ne vient pas par la force ni par la ruse, c’est un sentiment inné qui te donne un gout de fierté spontané des que tu y pense, et deuxièmement, je considère mes enfants comme des adultes responsables et intelligents, il n’ont pas besoin que je leur raconte des histoires pour croire à quelque chose, ils y croient par conviction et évidence, et troisièmement, tu n’as pas besoin de choisir d’aimer settah, c’est lui qui te choisit » termina taiza

« héé ! Papa, c’est fort ce que tu nous dis la » s’étonna sa fille, « je suis curieuse de voir cet endroit, je ne m’en rappel pas bien, j’étais très jeune quand tu m’avais emmené la dernière fois  et puis, l’esprit de settah n’apparait-il pas aux filles ? J’aimerais bien le rencontrer moi » dit-elle en riant, 

« Arrêtez-vous deux de plaisanter, mon père est sérieux » dis le troisième fils,

« Mais je ne plaisante pas je suis sérieuse » confirma la fille.

« Mes enfants, je suis heureux que vous vous intéressez à l’histoire de settah, maintenant, tout le monde au lit, il se fait tard, pensez-y bien et je serais heureux d’entendre vos avis demain sur le message de l’esprit de settah, bonne nuit ».

Taiza, a eu la brillante idée de faire participer ses enfants à la réflexion sur ce que voulait dire l’esprit de settah avec « tu n’as pas bien senti, après tout, la lumière peut jaillir de là où on s’attend le moins comme on dit.

Quant à son amie, l’histoire de l’esprit de settah n’était que le fruit de l’imagination de taiza nourrit par des rêves et des songes hallucinants et utopiques, « les esprits n’existent que dans les contes de fée » plaisanta –elle.

Ne voulant pas insister, Taiza, changea de sujet et se promettait au fond de lui de ne plus mêler son amie de ce qui arrive au bled et à settah,  

Curieusement, il se rappela une vieille amie, qu’il appelait Bente le bled, et il se demanda, quel serait son avis s’il lui racontait ce qui était arrivé à settah ! Il s’est souvenu  qu’elle avait toujours été à ses côtés quand il avait besoin d’elle, et qu’elle avait juré d’être à ses côtés dans toutes ses quêtes. « pourquoi, je n’y avais pas penser avant » se dit –il, pourtant quand il était au bled, et quand il essayait de comprendre ce qui le liait à settah et a zit el amba, il avait pensait à elle, parce qu’il s’était rendu compte que la station de jaugeage de zit el amba avait été construite la même semaine de la naissance de cette femme, mais le déroulement des évènements l’avait détourné de cette information, il décida alors de reprendre contact avec cette amie. peut être que, cette deuxième amie était mieux placée pour l'aider à résoudre l'enigme du rêve.

A suivre..